27 décembre 2007

L'instituteur et le curé > P

"Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance."

Extrait du discours de Nicolas Sarkozy, au Palais de Latran (Vatican), 20/12/2007.
Triste phrase ; sordide et véritablement malsaine. Propos de division. Paroles d'huile sur de vieilles braises.

Car aucun républicain, de gauche, de centre, de droite, ne peut tolérer ces mots. Le modèle que défend Nicolas Sarkozy n'est plus réactionnaire, il vient en droite ligne d'un autre Régime : à l'Etat la force, aux églises la morale, aux gens la peine.

Le temps est passé de la grogne, des râles, des emportements. Nous sommes passés à une autre époque, un temps où chacun d'entre ceux qui portent des valeurs laïques, doit s'organiser et agir. Reprendre l'offensive. En voici quelques moyens :
Car ce n'est pas une fable. Relisez. Prenez la mesure...
"Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur."
C'était en 2007, le 20 décembre. Le discours d'un Président de la République française.
C'est aujourd'hui.
C'est notre temps.
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Ils réagissent...
L'inquiétant pacte de Sarkozy au Vatican, le Contre-Journal
Forum socialistes & individu, de Benoît Hamon
La France ne joue pas son rôle de pays laïque, entrevue de Vera Pegna

(mise à jour) A lire sans modération :
Allons enfants de la république laïque
, un article édifiant d'Olivier Bonnet sur son blog Plume de presse
Laïcité : les cinq fautes du Président de la République, par Henri Pena-Ruiz

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Les français sont amnésiques, comment expliquer autrement que quand Sarkozy-le-Voyou parle de "moderniser" (la politique, la justice, les institutions) presque personne ne s'en offusque, alors que ce qui est appelé "modernité" est en fait un retour en arrière vers l'Ancien Régime ? Votre extrait de discours en est une preuve flagrante.

Pat a dit…

Un président qui assène de telles paroles est selon moi, indigne de la république.

euhighlander a dit…

le problème vient de ce que l'indignation reste toujours circonscrite aux mêmes sphères. La dircab du prés a pu insuffler ce vent nouveau mais cela n'a provoqué aucun mouvement, aucun commentaire de la part de la fen, du snui et autres. Pas de commentaires en classe, pas de débat avec les parents alors même que les paroles en terre de laïcité sont proprement révolutionnaires. Pourquoi ?
Peux tu me le dire ?

Anonyme a dit…

Discours à l'Assemblée législative le 17 janvier 1850 par le très conservateur Duc de Montalembert: " Qui donc défend l'ordre et la propriété dans nos campagnes ? Est-ce l'instituteur (...) ? Il faut bien le dire, c'est le curé ! "

Anonyme a dit…

Aucun Montalembert n'a été titré Duc.