22 janvier 2008

N'importe : on se bat ! > P

"Ah ! Je vous reconnais, tous mes vieux ennemis !
Le Mensonge ?
Tiens, tiens ! - Ha ! Ha ! Les Compromis,

Les Préjugés, les Lâchetés !...
Que je pactise ?

Jamais, jamais ! - Ah ! te voilà, toi, la Sottise !
Je sais bien qu'à la fin vous me mettrez à bas ;
N'importe : je me bats, je me bats, je me bats !"

Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, Paris, 1897

Appel du Comité National pour un Référendum, Paris, 2008

Un nouveau traité - dit traité de Lisbonne - vient d’être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005. (...)
Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s’il n’obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d’imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.
Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l’adhésion des peuples, qu’ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum.

http://www.nousvoulonsunreferendum.eu

02 janvier 2008

91.2 > P

Il y a, près d'ici, une radio curieuse.


Je l'ai découverte, un soir, ça doit faire deux ans ou un peu moins, en roulant sur les bords de Loire. Le récepteur sondait les fréquences à toute berzingue. Après un roulement d'ondes, il s'est saisi de 91.2, où il est demeuré en suspens. De là sont venues des musiques étranges, inhabituelles, qui paraissaient avoir le pouvoir de séparer le tiède pour en sortir et le chaud, et le froid. Un déversement dans l'habitacle de choses vivaces, cinglantes de réalité. Et avec ça, la joie spontanée que l'on ressent en dégustant, au comptoir d'une gargote sans âge et sans attrait, un mets subtil et puissant comme venu d'ailleurs, ou en provenance, peut-être, d'une autre ère.

Les gens qui tiennent le comptoir de ces ondes ont une exigence. Ce qu'ils en disent :

"La rédaction de Jet FM, curieuse, indépendante, subjective et qui prend son temps, vise à informer et à enrichir culturellement, ainsi qu’à susciter la réflexion, l’action et l’engagement."
On pourrait croire à des prétentions. Mais non, c'est de l'exigence. Celle qui éveille. Celle du don. Rare, trop rare pour ne pas prêter une oreille.
Ou donner les deux.

Sur les bords de Loire, entre les roulements, je place souvent une cale à 91.2.
Les ondes versent ; ça craque.
Le bois tient.