Envie de gauche(s) > G
Le premier tour des primaires citoyennes est une immense succès : plus de 2,6 millions de votants !
Ceux qui ont tenu un bureau de vote dimanche dernier ont tous ressenti l'envie des gens d'être là et bien là, afin de prendre part à un changement profond et d'oeuvrer par leur déplacement à la victoire de la gauche en 2012.C'est le principal enseignement que nous pouvons tirer de ce résultat : au-delà d'un rejet presque mécanique du sarkozysme, des années bling bling, d'une droite cynique et dévoyée, l'envie de gauche s'est manifestée clairement et puissamment dimanche dans notre pays !
Le second enseignement - et pour ceux qui ont fait campagne sur le terrain, ce n'est pas une surprise - c'est que non seulement les sondages étaient faux, mais bien plus que cela : ils étaient mensongers. Le choix n'est pas restreint, comme on a voulu nous faire croire : il est bel et bien ouvert. Il n'est jamais bon, en politique comme en sport, de vouloir rejouer le match précédent. Chaque rencontre est nouvelle et il faut savoir l'anticiper. Celle de 2012 s'appuiera sur la mobilisation autour des primaires, mais également sur les grandes mobilisations sociales de l'année dernière. Bref, sur des déterminations profondes, sur l'envie de tourner la page et de reprendre le chemin du progrès social. Les gens ont envie d'un changement de cap net et clair ! Et d'une gauche décomplexée.
En Loire atlantique, Martine Aubry a obtenu un très bon score, supérieur à la moyenne nationale. À Nantes, son résultat est de 33% : à peine 5 points la sépare du vote François Hollande. Et ses réserves de voix sont fortes.
Depuis dimanche, la crédibilité a changé de camp. Faut-il rappeler que jusque-là, la "crédibilité" des uns et des autres n'était que le miroir des sondages, des éditorialistes de salon et des media, lesquels ne sont plus, depuis longtemps, des alliés de la gauche et du socialisme ! Inutile d'invoquer Ulysse et son perilleux voyage pour rappeler qu'il n'est jamais bon d'écouter les sirènes !
Martine Aubry est d'autant plus crédible qu'elle n'a nul besoin de changer de ton, ni de discours, pour convaincre les électeurs de gauche. Chaque jour, de nouveaux soutiens la rejoignent, exprimant avec des mots forts et directs les raisons de leur choix : sportifs (Medhi Baala, Roxana Maracineanu...), artistes (Virginie Ledoyen, Djamel, Sandrine Bonnaire, Pierre Martot...) intellectuels (Stephane Hessel, Jean-Louis Nadal, Isabelle This Saint-Jean, Axel Kahn...) et même... des écrivains de SF ! :)
Ces soutiens sont intéressants car ils viennent d'un élan personnel. L'engouement ne se décrète pas ! Il est ou n'est pas. Et force est de constater que le tempérament de Martine Aubry, sa constance, sa pugnacité, sa combativité, son intégrité, aujourd'hui comptent ! Ces qualités, qui font d'elle une personnalité non seulement crédible, mais plus encore, une candidate authentique, dure en affaires mais dont la parole, une fois donnée, est digne de confiance.
Ses propositions claires, précises, ont été reçues par une grande partie de l'électorat aux primaires : l'égalité femmes-hommes (notamment salariale), le non-cumul des mandats, la relance de l'axe franco-allemand avec le SPD, le "juste échange", une politique volontariste de ré-industrialisation fondée sur le soutien financier des PME, la taxation des flux de capitaux, la remise au pas des banques et la séparation des banques de détail et des banques d'investissement, la fin de la loi Hadopi, l'homoparentalité, l'indépendance stricte de la justice (thème de la venue de Martine Aubry à Nantes, il y a peu, à la rencontre des magistrats), la réforme des institutions, la "République partout", la transition énergétique, l'âge légal de la retraite à 60 ans et bien entendu, la justice sociale, action qu'elle a depuis toujours chevillée au corps !
Martine Aubry est la "dame du faire" ! Et elle n'a pas à le prouver !
Dernier point qui comptera lui aussi : Martine Aubry travaille depuis longtemps à un rassemblement de la gauche et des gauches. Car là encore, ce n'est pas quelque chose qui se décrète ! Ce n'est pas en tapant du point sur la table ou en invoquant le "vote utile" que l'on construit une gauche forte et victorieuse. La victoire en 2012 nécessite un rassemblement cohérent, un rassemblement fondé sur des accords d'idées et de principes. Ce rassemblement se fera grâce à ce long et constant travail que Martine Aubry a engagé quand elle a pris la tête du PS il y a 3 ans. À l'évidence, au regard de l'envie de gauche qui s'est manifestée dimanche dernier, elle a fait preuve d'une qualité de visionnaire.
Il faudra gagner en 2012 et pour gagner, il faut une vision, il faut une personnalité qui sache tracer un chemin et s'y tenir, une personnalité qui ait le tempérament, la solidité, la dimension historique, une personnalité digne de confiance... disons-le : une personnalité forte et authentique qui possède ce "quelque chose" qui fait la différence ! Face à Sarkozy et ses lieutenants, avoir du caractère n'est non seulement pas un défaut : c'est une condition essentielle pour les combattre... et les battre !
Martine Aubry sera la première femme présidente de la République française.
J'en ai l'entière conviction !
Dimanche 16 octobre, les deux votes n'auront pas le même poids.
Choisissons de peser !
Dimanche 16 octobre, les deux votes n'auront pas le même poids.
Choisissons de peser !


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