31 octobre 2008

Le fer amoureux > R


Loreley relie Nantes aux villes ferrées, tous les jours sauf le lundi. Elle a été pourvue d’un esprit synthétique de type ISI, couplant un calculateur de série à une conscience simulée par humain. Il y a longtemps, déjà, que les trains ne portent plus de marques, que chacun est doté d’un nom en propre.
Loreley affectionne le bleu, pas n’importe lequel, le bleu des torrents ou, peut-être, des plaques qui ornent la vieille coupole estampillée LU. La couleur d’eau couvre en dégradés ses dessous, depuis le sol des couloirs jusqu’au tissu délicat de ses sièges et aux rideaux rétro. Nous sommes un mercredi et l’automne s'étale. Sur le quai, passagers et bagages se pressent au seuil des marches métalliques. Quelques minutes encore et la gare, lentement, se retire. L’échine électrisée, Loreley glisse sur la voie, vers Nantes. Son long corps d’acier chatoie, prenant au soleil des reflets de blondeur qui ondulent comme de l’or dans la vitesse.
La suite de cette très courte nouvelle est à découvrir sur le site des Utopiales, sur Presse Océan ou sur polar.sncf.com

29 octobre 2008

Wazza ?! > P

Les langues mauvaises ne tournent jamais bien longtemps dans leur bouche pour critiquer, vilipender, conchier de mépris le socialisme en France. Elles n'ont pas toujours eu tort. Maintenant, si.

Il se passe quelque chose au PS, quelque chose qui ressemble foutrement à de l'espoir ! Une petite musique qui vient de loin, de ces années d'effort où des femmes et des hommes convaincus ont parlé, dans le désert, se sont battus, à armes inégales, contre le dogme soit-disant "moderne" de la toute-puissance du capital.

Pourtant, pas besoin d'être grand clerc pour détricoter ce dogme : voici trente ans que chaque fois qu'il y a, dans une entreprise, un gain de productivité, le bénéfice va au capital. Voici trente ans qu'une propagande constante soutient sans pudeur, sans vergogne, que ce partage inique, autant dire une totale absence de partage, est non seulement utile, mais incontestable. Voici trente ans que les masses de capitaux ainsi accumulées se déportent de l'investissement et des infrastructures vers la spéculation pure et simple : immobilier, Internet, marchés asiatiques, russes, argentins, énergie, matières premières, matières alimentaires, tout y est passé. Tout a vocation à y passer. Le moteur spéculatif se nourrit, tel un ogre, de l'accumulation démesurée de capital.

Ce n'est pas une crise que nous vivons. Le mot est inadapté. Nous vivons un système. Un système autophage où l'argent est devenu le moyen de sa fin, où il se nourrit de lui-même.

Alors, quoi de neuf ? Enfin, le discours, non seulement critique mais également réaliste, de telles aberrations, est aujourd'hui entendu. Enfin, le socialisme, en France, peut à nouveau incarner du neuf, un espoir. Je vous invite, sincèrement, à prendre quelques minutes ; c'est par là :

- La motion C : un monde d'avance
- Premier signataire : Benoît Hamon
- Le think tank La Forge



"Incarnons une gauche décomplexée qui ne retienne aucun de ses coups à l'égard de la droite..." Benoît Hamon.

08 octobre 2008

Vingt-cinquième heure du Mans > P

Sectateur, dévoreur ou simple flâneur dimensionnel, rendez-vous à la Vingt-cinquième heure du livre, au Mans. La librairie Thuard (bravo à Lise) tient un stand consacré à l'imaginaire, réunissant des auteurs du genre : Mélanie Fazi, Thomas Day, Laurent Genefort et bien d'autres... Pour ma part, je signerai les Tours de Samarante dans l'après-midi du samedi 11 octobre.