Oh! Aha ! Hoooooo > V
Une critique savoureuse de ma nouvelle "L'invention du hasard" publiée dans l'anthologie des Utopiales 2011.
Un scel peut être une parole >P, un récit >R, une vision >V ou un geis >G.
Une critique savoureuse de ma nouvelle "L'invention du hasard" publiée dans l'anthologie des Utopiales 2011.
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À l'orée de cette nouvelle année, j'ai pris le temps de regarder l'an qui vient de s'achever. Durant une bonne moitié de 2012, j'ai travaillé sur le scenario d'un jeu video pour la société Dont'Nod Entertainment, en tant que scénariste-dialoguiste sous la direction amicale et avisée de Stéphane Beauverger (grand merci pour tout, Stéphane !).
Une très chouette expérience où je me suis immergé dans le milieu pro du jeu video et croisé beaucoup de gens de talent, Jean-Luc Cano (cinematic director), Michel Koch (art director), Cedric Jagut, Ronan Coiffec, Raoul Barbet...
Le jeu se nomme "Remember me". Un jeu ambitieux qui se situe à NeoParis en 2084, dans une ambiance très cyberpunk, fondé sur un univers imaginé par Alain Damasio et une petite cohorte d'auteurs de SF français. Dans ce futur, la mémoire est entièrement digitalisée et peut être vendue, achetée, modifiée... Du bonheur pour un scénariste.
Mon principal apport au scénario a porté sur les scènes du premier Memory Remix, où le joueur, incarnant Nilin, une traqueuse de mémoire, entre dans les souvenirs de la chasseuse de prime Olga afin d'y tronquer les choses, bouleverser la mémoire d'Olga et renverser le cours de son histoire... À part le remix lui-même, j'ai écrit pas mal d'autres fragments, les scènes cinématiques pré et pos remix, les "collectibles" historiques (une cinquantaine de mémos sur l'histoire du monde et des technologies entre 2012 et 2084 !), des palanquées de dialogues et d'interjections de mobs et une bonne partie des éléments de marketing-com des mégacorporations qui façonnent le décor de cet univers futuriste et urbain.
Miam.
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Changer le paradigme de l'éducation de masse, d'un système académique de transmission des savoirs calquée sur l'ordre de l'usine (et à mon avis, de l'armée) vers une forme d'apprentissage laissant une place et une chance à la pensée divergente, à la collaboration et à des formes diverses d'apprentissage (plusieurs approches pour un même problème).
Hélas, pour un homme qui enseigne la pensée multiple et divergente, il reste et restera longtemps des bataillons d'imbéciles qui reproduisent à l'unisson la fabrique des moutons. Qu'importe ! Cette démonstration (multiforme) est à écouter/voir/sentir sans modération ! Un petit délice d'intelligence, qui fait du bien !
Miam.
Ken Robinson (great speaker !) sur le net : http://sirkenrobinson.com/skr/
Animation graphique (great people !) : http://www.cognitivemedia.co.uk/index.php/
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Moment de légèreté surréaliste où David Calvo paterne Norman Spinrad affrontant une console.
La scène a eu lieu dans la zone jeux video, à quelques mètres de l'entrée des Utopiales, laquelle, à ce moment précis, était étrangement déserte. Spinrad n'a presque pas parlé, il est venu là, a pris des manettes en main et a tenté de dompter la machine, pur novice guidé par la parole tour à tour technique et poétique de David. Un moment en totale suspension...
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"J'aime pas la SF !"
Un constat souvent entendu dans la bouche des lecteurs.
Les associations O'Librius et Fondu Au Noir organisent une soirée pour sortir la science-fiction des clichés qui l'entourent.
Débat, invités, jeux d'écriture, lectures, bibliothèque idéale, table de jeu, concert... Tout sera fait pour montrer ce qu'est réellement la SF !Rendez-vous jeudi 1er décembre à partir de 19h00
11 rue des Olivettes - 44000 NANTESLe débat débutera à 20h. avec notamment :
Norbert Merjagnan, auteur
Marie Masson, coordinatrice générale des Utopiales
Denis Savine, traducteur (Metro 2033/2034 de Dmitry Glukhovsky)

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Mekioussa Boudjema, journaliste à télénantes, est venue, un jour de la semaine dernière, poser à la maison
14 kg de caméra et 7,5 kg de trépied. Elle n'a, ensuite, plus cessé de les trimballer d'un plan à l'autre, au gré des curiosités incessantes de son regard ainsi que de ses découvertes de l'univers d'objets de xine.
Une demi-journée de discussion à bâtons rompus sur la SF, l'écriture, les lieux source (d'énergie, d'inspiration, de sens), les sciences, Nantes... et les personnages de mes romans.
Mekioussa en a construit 4 minute
s et des poussières d'un reportage réalisé pour le magazine culturel Najda.
Son reportage, diffusé en ce moment sur la chaîne, se trouve également en video - podcast pas plus loin qu'ici (séquence à partir de 4'49'').
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Première de couverture (illustration) du roman Treis, altitude zéro ; par Manchu.
Sortie prévue en librairie : début avril 2011.
(éditions Denoël, dans la collection Lunes d'Encre)
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Manchu travaille ces jours-ci sur Treis, altitude zéro (roman faisant suite aux Tours de Samarante), dont il s'apprête à illustrer la couverture.
Il a réalisé plusieurs crayonnés et ci-contre se trouve la composition qu'il utilisera pour sa peinture.
Au premier plan, un fardier militaire. Une caravane bigarrée emprunte le Chemin de sel qui mène à l'une des portes de Treis. En arrière plan, la Tour Pharame surplombe les murailles massives de la Cité mère.
Le décor est en place.
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On a de tout avec de l’argent,
Hormis des moeurs et des citoyens.
J.J Rousseau
Elle est bientôt finie cette nuit du Fouquet’s ?
Le Peuple
Les frelons ne sucent pas le sang des aigles
Mais pillent les ruches des abeilles.
Shakespeare
Ce n’est pas dans un palais de peur que l’Espoir entrera.
Eschyle (Agamemnon)
Quand l’Ordre est injustice
le Désordre est déjà un Commencement de Justice.
Romain Rolland (Le 14 juillet)
A présent des révoltes incessantes lui reprochent ses parjures.
Ceux qu’il commande n’agissent que sur commande. Rien par amour.
Et maintenant il sent son titre qui pend, flasque, sur lui
Comme la robe d’un géant sur un faussaire nain.
Shakespeare (Macbeth)
L’économie est la science du partage.
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L'anthologie 69 est en librairie.
Sortie officielle : 2 novembre. Editions ActuSF. Prix : 10€
Charlotte Volper a dirigé ce recueil au sein des éditions ActuSF, épaulée par Jérôme Vincent et Eric Holstein. De ce bel objet, voici ce qu'elle dit en préface ;
et en bref :
Des êtres synthétiques soumis à nos désirs, de l’orgasme en capsule, la radiographie du plaisir. Nos futurs nous réservent des fantasmes inédits et mystérieux... Douze auteurs soulèvent le lourd rideau des tabous pour emprunter la voie des sens et mieux affoler les nôtres.Quelque part parmi les 12...
Anthologie sulfureuse, aux frontières de l’érotisme, de la science fiction et du fantastique, « 69 » réuni douze auteurs français de renom des littératures de l’Imaginaire.
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Illustration : Jeam Tag.
Sceau -le rond de vin, en bas à droite : Philippe Curval.
Le déjeuner du lundi est un rendez-vous cinquantenaire... Une longévité sidérante ! Le secret vient peut-être de la bonhommie et de l'esprit des compagnons de table (auxquels je dis encore merci).
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CONTIENT DE LA PUB
Willy Toledo (paladin humain), William Shatner (chaman tauren), Verne Troyer (gnome mage) Steven van Zandt, Ozzy Ousbourne (Prince of Darkness), Thomas D. & Sumdo (guerrier orc & voleur elfe), Mister T (elfe de la nuit punk)... L'offensive publicitaire de WOW est à la mesure du jeu.
Tout est au millimètre : décors de fond blanc qui évoque l'évanouissement du réel, basculement dans l'univers explosif de l'avatar, récurrence du texte du début ("je m'appelle... et je suis...") et de la fin ("à quoi tu joues ?"), choix de personnalités décalées.
A ce jeu, Astier (paladin humain) et JCVD (mage troll) se révèlent être particulièrement jouissifs :
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Les Tours de Samarante a reçu, lundi 10 novembre, le Nouveau Grand Prix de la Science-Fiction française (Prix du Lundi) sous la présidence d'André Ruellan.
Je remercie le jury du Prix du lundi pour ce signe d'encouragement. Et pour les secrètes connivences. Et puis, j'ai eu envie d'en dire un peu plus. Sur ce prix, sur ses détracteurs, sur ce qu'il représente.
La tendance est au croisement des genres, à l'effacement des frontières, à la fonte des territoires. Au "trans". C'est un mouvement lourd, dont le bienfait manifeste est d'ouvrir des voies entre des mondes que l'on imagine divisés.
De là à dire que cette tendance est vertueuse en soi, il n'y a qu'un pas que beaucoup franchissent, versant -le plus souvent sans en rendre compte- dans un banal conformisme.
En politique, ce mouvement a existé dans les années 80, prétendant transfigurer les territoires de pensée et faire ainsi tomber les frontières idéologiques. C'était la fameuse -fumeuse- "fin de l'histoire". On sait où cela a fini : les idéologies n'ont pas disparu ; l'une d'entre elle a simplement dévoré toutes les autres. Et le message "plus de frontière, tout se vaut" lui a bassement servi la soupe.
Toute littérature serait donc générale... Ou imaginaire, c'est selon.
Et à tant qu'en mettre, pourquoi ne pas rajouter : polarde, historique, fondée sur une histoire vraie, pratique, ésotérique, poétique, intimiste, de gare, érotique, sans oublier la plus authentique des littératures, l'étrangère.
Pour moi, de deux choses l'une. Soit l'on parle d'écriture, et dans ce cas, il y a autant d'écritures que de plumes, et autant de proses que de récits. Là, la littérature est partout, parce qu'elle est un acte. Un(e) geste. Ce qui nous reste, peut-être, de l'antique parole.
Soit l'on parle de catégories critiques, et dans cet autre cas, les genres valent, et ils ne valent que parce qu'ils se distinguent (l'origine du mot "critique", en grec ancien, a d'ailleurs ce sens). Là, les livres cessent d'être une écriture et deviennent des objets, de vente, d'achat, de choix de lecture, parfois de prix.
Peut-on confondre les deux domaines ? Même par quelque extraordinaire naïve inadvertance ? Ou n'est-ce pas que ce qui guide cette trop facile et trop bien pensante tendance du pont jeté, c'est tout simplement le souhait d'être reconnu, pourquoi pas admiré, par ceux d'en face, ceux de l'autre rive où l'on est pas, mais où l'on a toujours rêvé de compter.
Finalement et sous couvert d'intelligence avant-gardiste, ne voilà-t-y pas le bon vieux complexe, le vrai, le gros, le plus qu'humain...
Chacun en pensera ce qu'il veut !
Moi, c'est fait. De toute manière, autant le dire : je ne peux pas m'en empêcher ! Lorsqu'un mouvement devient général, lorsque les esprits les plus brillants s'en revendiquent et que tout le monde le fait tacitement sien, je saute allègrement dans le camp d'en face, là où ne demeure qu'une petite bande d'irréductibles.
Il me semble avoir pris assez de précautions oratoires...
Je me résume :
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