29 novembre 2010

Les abords de Treis : crayonné de Manchu > V


Manchu travaille ces jours-ci sur Treis, altitude zéro (roman faisant suite aux Tours de Samarante), dont il s'apprête à illustrer la couverture.
Il a réalisé plusieurs crayonnés et ci-contre se trouve la composition qu'il utilisera pour sa peinture.

Au premier plan, un fardier militaire. Une caravane bigarrée emprunte le Chemin de sel qui mène à l'une des portes de Treis. En arrière plan, la Tour Pharame surplombe les murailles massives de la Cité mère.

Le décor est en place.

20 octobre 2010

Elle est bientôt finie cette nuit du Fouquet’s ? > V


On a pu les voir, les croiser, au détour d'un article ou d'un reportage sur les cortèges de manifestants... Ce sont les banderoles brandies par les femmes et les hommes du Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine. Et comment ils flottent, ces messages, ces drapeaux bleu-blanc-rouge, comment ils résonnent ces tocsins et ces cris de guetteurs et cette musique de chambre, pleine rue ! Il y a quelque chose d'ancien et de nouveau, quelque chose qui bouleverse les âges, il y a comme une onde qui remonte l'échine à travers les temps.

Dans un récent entretien au Monde, Ariane Mnouchkine, parlant au nom de sa troupe, estimait qu'il leur fallait manifester "avec les moyens du théâtre. Parce que c'est justement son rôle, d'incarner du sens, de donner une forme à des rituels qui peuvent être un peu fatigués". "Et puis, dit-elle, nous voulions partager cette inquiétude à notre façon, en apportant de la joie, de l'émotion, de l'enthousiasme, et accompagner cette énergie d'un pays qui se réveille."

Florilège de leurs messages de réveil...
On a de tout avec de l’argent,
Hormis des moeurs et des citoyens.
J.J Rousseau

Elle est bientôt finie cette nuit du Fouquet’s ?
Le Peuple

Les frelons ne sucent pas le sang des aigles
Mais pillent les ruches des abeilles.
Shakespeare

Ce n’est pas dans un palais de peur que l’Espoir entrera.
Eschyle (Agamemnon)


Quand l’Ordre est injustice
le Désordre est déjà un Commencement de Justice.
Romain Rolland (Le 14 juillet)

A présent des révoltes incessantes lui reprochent ses parjures.
Ceux qu’il commande n’agissent que sur commande. Rien par amour.
Et maintenant il sent son titre qui pend, flasque, sur lui
Comme la robe d’un géant sur un faussaire nain.
Shakespeare (Macbeth)

L’économie est la science du partage.
photo : ©Pedro Guimarães
Manifestation contre la reforme des retraites - 16 octobre 2010

Que rajouter ? Merci, troupe du théâtre du Soleil, parleurs, haut, vivant et vibrant ! Surtout, n'en restez pas là, revenez dans la rue !

08 septembre 2010

Treis, altitude zéro > P

Deux ans et demie d'écriture pour un nouveau roman. Son titre : "Treis, altitude zéro".

Les lecteurs des Tours de Samarante pourront bientôt (début 2011...) découvrir la suite de ce qui, dès l'origine, était conçu comme le premier tome d'une trilogie. "Treis, altitude zéro" est donc le second opus.

J'ai remis en juillet le manuscrit à Gilles Dumay, le directeur de la collection Lunes d'Encre aux éditions Denoël. Gilles est un éditeur exceptionnel. Non seulement il m'a laissé le temps d'écrire ce livre à mon rythme d'insecte rampant, mais qui plus est, une nouvelle fois, il me fait confiance... Quel que soit le destin de ce roman, il doit déjà beaucoup, énormément, à la confiance renouvelée, réaffirmée, de son éditeur. Comment ne pas l'en remercier ?

23 juillet 2010

Lettre sans réponse > G

J’ai reçu une lettre, voici deux mois. Une lettre à laquelle je tenais à répondre, résolument. Mais pas à ce moment-là. J’écrivais alors les derniers chapitres d’un roman. Mon cerveau n’était pas disponible. De moins en moins à mesure que j’approchais de la fin.

Le roman achevé, j’ai repensé à cette lettre. J’étais certain de l’avoir glissée dans un livre, peut-être dans l’un de mes carnets. Je sème souvent ce genre de cailloux. Seulement, voilà, je n’ai pu remettre la main sur elle (il ne me reste que l’enveloppe sans mention d’expéditeur !). Je me trouve maintenant dans une situation impossible : la lettre disparue ; je ne puis répondre à son auteur dont je n’ai plus le nom ni l‘adresse.
Sait-on jamais ? Peut-être lira-t-elle ces mots ? Pour qu'elle se reconnaisse, voici ce que je sais : ma correspondante est une femme, écrivain. Elle m’a envoyé spontanément ce mot suite à un article de presse sur le thème de la surdouance (où j'apportais un témoignage). Elle concluait en demandant s’il y avait matière ou lieu à échange.

Et oui ! Oui. Il y a !

Hélas... Ne voyant pas venir de réponse, l’auteure de la lettre (mais que n’ai-je au moins commandé un de ses livres lorsque j'ai découvert sa missive !) ne lira vraisemblablement jamais ce billet. Si d’aventure elle le faisait, qu’elle sache que je la remercie sincèrement de sa démarche, que je suis navré de n'y avoir pas encore donné suite et surtout, qu'il m'importe d'y répondre. Il n’y a pas d’acte manqué. Simplement le chaos où je tombe parfois en phase d’écriture.

La lettre réapparaîtra peut-être d’elle-même. Dans six mois ou dix ans. Mais ce temps me paraît maintenant absurde. J'émets donc ce billet en contre-programmation. Je troque l'impossibilité où je me trouve contre une éventualité tout à fait improbable !
Un geis, donc.

24 mars 2010

Nouvelles > G

Parmi les trois nouvelles choisies par le jury du Grand Prix de l'Imaginaire 2010 Etonnants Voyageurs, figure "Louise ionisée".

Je ne boude pas mon plaisir. Cependant, je pense sincèrement que cette sélection dépasse les seules pages de "Louise". Qu'elle porte en réalité sur l'ensemble de l'anthologie 69 qui réunit de très bons, drôles, plaisants et excitants récits. Qu'elle leur est adressée, "Louise" en fer de lance, à chacun.

Oserais-je un avis ? Les trois livres qu'Absalon Nathan n'écrira jamais, de Léo Henry, n'est pas seulement le texte d'un auteur de talent. C'est le texte d'un écrivain. Vrai. Subtil, criant, puissant. Je lui souhaite le prix.

17 novembre 2009

"Le profit de la peur. Grippe porcine -A H1N1 : une très bonne affaire", 1ère partie > V


1x4 un virus qui fait débat
envoyé par grandeetoile. - Les derniers test hi-tech en vidéo.

A tous ceux que la "pandémie" (voir note ci-dessous*) du virus A H1N1 inquiète ou intéresse, je conseille très vivement de regarder ce documentaire réalisé par Jutta Pinzler et diffusé le 20 octobre 2009 sur ARTE.
Il s'intitule
"Profiteure der Angst. Das Geschäft mit der Schweinegrippe". Traduction : "Le profit de la peur. Grippe porcine -A H1N1: une très bonne affaire".

Le documentaire dure 52 minutes. 52 minutes édifiantes sur, d'un côté, la puissance des multinationales pharmaceutiques, et de l'autre, l'impuissance des organismes de santé publique et la corruption qui les ronge.
A l'échelle internationale (cf. l'Office mondial de la Santé), l'intrication est manifestement structurelle entre intérêts d'argent et mesures sanitaires. Pour parler de corruption, encore faut-il qu'il y ait un corps sain. A ce niveau, ce n'est manifestement pas le cas.
Au niveau national, les organismes publics ne semblent même plus en capacité de contrôler le B-A BA de la recherche privée. A force de réduire les moyens qui leur sont alloués, les gouvernements de droite, idéologiquement néolibéraux, en ont fait des instances fantoches, aisément manipulables. On est très loin de l'Etat gardien de la santé publique et de l'intérêt collectif. Bienvenue dans l'Etat promoteur des productions pharmaceutiques industrielles !
Un peu d'espoir dans cet océan de turpitudes : en dépit de cet effondrement de la vertu publique, des contrepouvoirs sont encore capables d'indépendance, signalons-le : le corps médical (dans sa grande majorité) et la recherche universitaire. A méditer.


Voici donc l'intégralité de ce documentaire, en 4 volets.
Source : Arte.

*Extrait du documentaire : "En mai 2009, l'OMS supprime deux points essentiels dans la définition de la "pandémie". Auparavant, elle supposait un nombre élevé de décès et de malades dans plusieurs Etats. Ce n'est plus le cas. Aujourd'hui, il suffit, pour décréter une pandémie, d'une transmission accrue et durable du virus dans au moins deux des six régions de l'OMS."

"Le profit de la peur. Grippe porcine -A H1N1 : une très bonne affaire", 2ème partie > V


2x4 un virus qui fait débat
envoyé par grandeetoile. - Les derniers test hi-tech en vidéo.

Deuxième volet du documentaire diffusé le 20 octobre 2009 sur ARTE.

"Le profit de la peur. Grippe porcine -A H1N1 : une très bonne affaire", 3ème partie > V


3x4 un virus qui fait débat
envoyé par grandeetoile. - Vidéos des dernières découvertes technologiques.

Troisième volet du documentaire diffusé le 20 octobre 2009 sur ARTE.

"Le profit de la peur. Grippe porcine -A H1N1 : une très bonne affaire", 4ème partie > V

08 novembre 2009

69, EroSF > V

L'anthologie 69 est en librairie.
Sortie officielle : 2 novembre. Editions ActuSF. Prix : 10€

Charlotte Volper a dirigé ce recueil au sein des éditions ActuSF, épaulée par Jérôme Vincent et Eric Holstein. De ce bel objet, voici ce qu'elle dit en préface ;
et en bref :

Des êtres synthétiques soumis à nos désirs, de l’orgasme en capsule, la radiographie du plaisir. Nos futurs nous réservent des fantasmes inédits et mystérieux... Douze auteurs soulèvent le lourd rideau des tabous pour emprunter la voie des sens et mieux affoler les nôtres.

Anthologie sulfureuse, aux frontières de l’érotisme, de la science fiction et du fantastique, « 69 » réuni douze auteurs français de renom des littératures de l’Imaginaire.
Quelque part parmi les 12...
Stéphane Beauverger, Eddy Merckx n’est jamais allé à Vérone
Maïa Mazaurette, Saturnales
Daylon, Misvirginity
Mélanie Fazi, Miroir de porcelaine
Francis Berthelot, LXIX
Sylvie Lainé, Toi, que j’ai bue en quatre fois
Norbert Merjagnan, Louise ionisée
Gudule, Sabbat
Charlotte Bousquet, Les Métamorphoses d’une martyre
Jean-Marc Ligny, Vertiges de l’amour
Virginie Bétruger, Descente
Joëlle Wintrebert, Camélions
.

... figure "Louise ionisée", un nouvelle que j'ai écrite suite à une discussion avec Eric Holstein.

L'anthologie est sortie en avant-première aux Utopiales 2009, notamment sur cette table (cf. photos du bas - les photos sont de Mélanie Fazi) où, par rangée de trois ou quatre auteurs, nous signions à la chaîne des ouvrages précommandés. Moi, ça m'a bien plu... Mais je ne suis pas un habitué.

Là, une première réaction de lecture...

04 mai 2009

Œil numéroté de 1 à 6 > P

Regard étonnant, inspiré, de Systar sur Les Tours de Samarante.
En 6 numéros.
Et je ne me contredis pas. Bruno Gaultier se livre à toute autre chose qu'une critique. Il lève des voiles, avec une impudeur obsessionnelle ainsi qu'une méthode tout à fait singulière. Chronique cartographique où la carte prend sa part de réel.

Brava et mercis qu'il mérite.

15 avril 2009

Critique > P

Je crois que j'ai décidé de ne plus lire de critiques sur des textes que j'ai écrits.
Les bonnes*, curieusement, insidieusement, me font du mal. Les mauvaises m'arrachent un sourire. Il est beaucoup plus facile de s'en défendre.
(* trois mises à part ; les plus sincères, qui elles, m'ont littéralement transporté)

J'ai aussi remarqué ceci. Parmi les auteurs que je rencontre, la plupart ne semble pas croire à la réalité de ce qu'ils décrivent. Je n'en suis pas totalement sûr, c'est seulement une impression. Il y en a un ou deux qui ne disent rien, mais...
Pour les autres, ils ne semblent pas croire que leurs êtres de récit existent, pas jusqu'au bout et après le voyage. Où que ce soit, d'ailleurs, ça n'a pas d'importance.
Qu'ils existent en vrai.

Je ne sais pas comment ils font. Ni comment ils fonctionnent. Ce doit être assez compliqué. Et pardon, mais je ne suis pas naïf ! "Naïveté", c'est le mot qu'emploient des gens face à des phénomènes qu'ils pensent parfaitement normaux parce qu'ils en ont l'habitude et dont ils s'étonnent qu'on s'étonne. Comme "hasard", le mot pour éviter de dire qu'on ne sait pas.

Les êtres de récit que je côtoie existent. Pourquoi passerais-je tout ce temps à me souvenir de leurs histoires ? Ils existent, ont existé, existeront. Quand que ce soit, ça, on s'en fiche.

Or... et c'est là que je voulais en venir, à chaque critique, il semble convenu, c'est un fait entendu, que tout ceci n'a pas d'existence. Que ce n'est qu'un jeu d'écritures, plus ou moins réussi. Un plus ou moins bon moment. Une fantaisie.
Une fiction.
Science ou pas.

L'effacement, la perte de densité, il est difficile de décrire combien cette prise de distance est douloureuse. Il est difficile d'avouer la profondeur de ce qu'elle peut détruire.
Maintenant, je sais.

19 mars 2009

Futurible > G

La femme synthétique est l'avenir de l'homme.

Asé profitasyon > P

Grève générale, retour !

"Sé pou la vikwa nou kalé
Rouj pou la vikwa
Asé profitasyon
Changé société sé ça nou voulons nou"
Sommes unis, faisons comme
LIYANNAJ KONT PWOFITASYON

14 mars 2009

Je pose, nous positons > P


Jeudi, c'était Libé des écrivains. On* m'avait proposé d'y prendre part et donc, à mon tour, j'ai proposé un thème. Les biothérapies.
Oui, oui. Je sais.
Muni de ce Sésame, j'ai pu croiser et écouter trois chercheurs de pointe, tous gens passionnés, habités, dont l'oeil vous estime pour savoir jusqu'à quelle profondeur ils peuvent vous descendre en plongée, à la découverte de leur monde.

Le papier avait pour titre "A Nantes, on cultive le vivant" ; il en aura finalement un autre. Et puis, il y a eu des coupes, maquette oblige. Un passage entier a sauté, sur les tomographies par émission de positons. Indigeste, je le concède. Il n'empêche, précisément, j'y tenais à ce passage. Vous allez voir, parce que je vous le donne, vous qui, jeudi, n'avez pas lu Libé -je le sais bien. Le voici :

Depuis 8 ans, l’usage de tomographies par émission de positons (T.E.P.) se banalise (150 000 examens en France en 2008). Positons ? Des électrons positifs, autrement dit, de l’antimatière, transportés dans le corps via des molécules de glucose. Les cellules tumorales sont gourmandes de sucre. On peut ainsi marquer la tumeur. L’imagerie n’est plus seulement anatomique ; elle devient fonctionnelle. Personne n’a la même tumeur que son voisin. "Voir" directement une tumeur est une étape importante dans le développement d’une médecine personnalisée.
Epoustouflant ! De l'antimatière injectée dans le corps ! De l'an-ti-ma-tière ! Moi, j'étais scotché.
C'est sans doute là qu'on réalise, quand un chercheur** vous a emmené un peu trop loin, bien au fond et sans retour possible, qu'au réel,
la science compose la poésie ultime.

Après, j'ai parcouru le journal et je suis tombé sur un encadré, page 12, intitulé "Slogans : des griefs en toutes lettres". Au sujet des chercheurs en grève. Je lis ; ça finit comme ça :
"15H30, la place de la République se vide lentement. La Préfecture de police comptera court ; les syndicats large. Moi, je ne compte pas."
Signé Jacques Roubaud.
Et il n'y a rien à dire. Pure essence de mots ! Une formule à 360°. La patte du maître, presque invisible, frôlant l'anodin.
C'est en lisant cette dernière phrase que j'ai compris qu'au bout des choses et de leur compte,
la poésie compose la science ultime.

Ouf. Fou. Je ne sais pas. Mais pour une poignée de mots, ce n'était pas un jeudi vain.

*On n'existe pas, bien entendu. En l'occurrence, la proposition avait pris la forme d'un message de la journaliste de Libération, Frédérique Roussel.
** Le professeur de médecine nucléaire Jean-François Chatal.
"Moi, je ne compte pas."
Jacques Roubaud apparaît ici à droite,
au milieu mais presque.

30 janvier 2009

Devinette > P

Obsessionnel en 1
Scribe en 2
Colporteur en 3

Tout métier

27 janvier 2009

Simples > G

"Les Anglais sont épatants pour les choses simples.*"

*commandant Bouvier (François Berleand) dans Capitaine Conan.

25 janvier 2009

19 janvier 2009, un lundi > V

Illustration : Jeam Tag.
Sceau -le rond de vin, en bas à droite : Philippe Curval.

Le déjeuner du lundi est un rendez-vous cinquantenaire... Une longévité sidérante ! Le secret vient peut-être de la bonhommie et de l'esprit des compagnons de table (auxquels je dis encore merci).

09 décembre 2008

Je m'appelle No et je suis un druide > V

CONTIENT DE LA PUB

Willy Toledo (paladin humain), William Shatner (chaman tauren), Verne Troyer (gnome mage) Steven van Zandt, Ozzy Ousbourne (Prince of Darkness), Thomas D. & Sumdo (guerrier orc & voleur elfe), Mister T (elfe de la nuit punk)... L'offensive publicitaire de WOW est à la mesure du jeu.

Tout est au millimètre : décors de fond blanc qui évoque l'évanouissement du réel, basculement dans l'univers explosif de l'avatar, récurrence du texte du début ("je m'appelle... et je suis...") et de la fin ("à quoi tu joues ?"), choix de personnalités décalées.

A ce jeu, Astier (paladin humain) et JCVD (mage troll) se révèlent être particulièrement jouissifs :




Pub Wow Jean Claude Vandamme- Wow
envoyé par BadTaste75013

Reste à savoir sur quel serveur ils jouent...

15 novembre 2008

Grand Prix de la Science-Fiction française 2009 ; SF pride > V

Les Tours de Samarante a reçu, lundi 10 novembre, le Nouveau Grand Prix de la Science-Fiction française (Prix du Lundi) sous la présidence d'André Ruellan.

Je remercie le jury du Prix du lundi pour ce signe d'encouragement. Et pour les secrètes connivences. Et puis, j'ai eu envie d'en dire un peu plus. Sur ce prix, sur ses détracteurs, sur ce qu'il représente.

La tendance est au croisement des genres, à l'effacement des frontières, à la fonte des territoires. Au "trans". C'est un mouvement lourd, dont le bienfait manifeste est d'ouvrir des voies entre des mondes que l'on imagine divisés.

De là à dire que cette tendance est vertueuse en soi, il n'y a qu'un pas que beaucoup franchissent, versant -le plus souvent sans en rendre compte- dans un banal conformisme.

En politique, ce mouvement a existé dans les années 80, prétendant transfigurer les territoires de pensée et faire ainsi tomber les frontières idéologiques. C'était la fameuse -fumeuse- "fin de l'histoire". On sait où cela a fini : les idéologies n'ont pas disparu ; l'une d'entre elle a simplement dévoré toutes les autres. Et le message "plus de frontière, tout se vaut" lui a bassement servi la soupe.

Toute littérature serait donc générale... Ou imaginaire, c'est selon.
Et à tant qu'en mettre, pourquoi ne pas rajouter : polarde, historique, fondée sur une histoire vraie, pratique, ésotérique, poétique, intimiste, de gare, érotique, sans oublier la plus authentique des littératures, l'étrangère.

Pour moi, de deux choses l'une. Soit l'on parle d'écriture, et dans ce cas, il y a autant d'écritures que de plumes, et autant de proses que de récits. Là, la littérature est partout, parce qu'elle est un acte. Un(e) geste. Ce qui nous reste, peut-être, de l'antique parole.

Soit l'on parle de catégories critiques, et dans cet autre cas, les genres valent, et ils ne valent que parce qu'ils se distinguent (l'origine du mot "critique", en grec ancien, a d'ailleurs ce sens). Là, les livres cessent d'être une écriture et deviennent des objets, de vente, d'achat, de choix de lecture, parfois de prix.

Peut-on confondre les deux domaines ? Même par quelque extraordinaire naïve inadvertance ? Ou n'est-ce pas que ce qui guide cette trop facile et trop bien pensante tendance du pont jeté, c'est tout simplement le souhait d'être reconnu, pourquoi pas admiré, par ceux d'en face, ceux de l'autre rive où l'on est pas, mais où l'on a toujours rêvé de compter.

Finalement et sous couvert d'intelligence avant-gardiste, ne voilà-t-y pas le bon vieux
complexe, le vrai, le gros, le plus qu'humain...
Chacun en pensera ce qu'il veut !

Moi, c'est fait. De toute manière, autant le dire : je ne peux pas m'en empêcher ! Lorsqu'un mouvement devient général, lorsque les esprits les plus brillants s'en revendiquent et que tout le monde le fait tacitement sien, je saute allègrement dans le camp d'en face, là où ne demeure qu'une petite bande d'irréductibles.

Il me semble avoir pris assez de précautions oratoires...
Je me résume :

SF PRIDE
;p

J'emmerde les transgenres de toute sorte !
Je me sens parfaitement bien dans le genre tout court.

31 octobre 2008

Le fer amoureux > R


Loreley relie Nantes aux villes ferrées, tous les jours sauf le lundi. Elle a été pourvue d’un esprit synthétique de type ISI, couplant un calculateur de série à une conscience simulée par humain. Il y a longtemps, déjà, que les trains ne portent plus de marques, que chacun est doté d’un nom en propre.
Loreley affectionne le bleu, pas n’importe lequel, le bleu des torrents ou, peut-être, des plaques qui ornent la vieille coupole estampillée LU. La couleur d’eau couvre en dégradés ses dessous, depuis le sol des couloirs jusqu’au tissu délicat de ses sièges et aux rideaux rétro. Nous sommes un mercredi et l’automne s'étale. Sur le quai, passagers et bagages se pressent au seuil des marches métalliques. Quelques minutes encore et la gare, lentement, se retire. L’échine électrisée, Loreley glisse sur la voie, vers Nantes. Son long corps d’acier chatoie, prenant au soleil des reflets de blondeur qui ondulent comme de l’or dans la vitesse.
La suite de cette très courte nouvelle est à découvrir sur le site des Utopiales, sur Presse Océan ou sur polar.sncf.com

29 août 2008

Sisteron, d'abords > P

Contre les tours encore vaillantes qui balisent la vieille ville et sous le relief impétueux de la citadelle, Sisteron. Aux bords du Dauphiné et de la Durance, en amont de la Provence, pas tout à fait montagnarde et pourtant tant enserrée de roches.

Sisteron, c'est la cité de mon enfance.

J'y reviens pour deux jours, à l'occasion d'une séance de dédicaces organisée par la Maison de la Presse le samedi 30 août (16 -18H) et d'une réception en mairie (à 18H30). Merci au Député-Maire de Sisteron, Daniel Spagnou, qui a offert aux Tours de Samarante un soutien constant et sincère, autant qu'inattendu, depuis les premiers jours de la publication du roman. Merci surtout aux gens d'ici qui ont tenté l'aventure des cités mirandiennes. A demain ?

14 juillet 2008

la critique s'empare des Tours de Samarante V.3 > P

La critique I, mars 2008
La critique II, avril 2008

Extraits :

"Recyclant de façon très personnelle plusieurs formes canoniques du genre (à la croisée du planet-opera, de la romance urbaine cyberpunk et du post-apocalyptique déjanté), ... il met en place un univers cohérent, aride, certes, mais poétique..."
V.C.,
Chronic'Art, juin 2008


"Sur cette trame de science-fiction, Merjagnan plante un décor de Fantasy pour le moins surprenant, à coup sûr insolite, qui donne à son univers l'apparence d'un conte des mille et une nuits "
Claude Ecken, L'écran fantastique, juin 2008

"Le livre se mérite, oui, parce que l'auteur fait l'économie de toute scène d'exposition. Aussi le lecteur se retrouve-t-il plongé dès la première page dans un univers futuriste (et pas qu'un peu) extrêmement élaboré et, de fait, pour le moins destabilisant."
Org
, Bifrost, mai 2008

"Quant au vaisseau, il n'a pas été conçu pour voler, mais pour curer les fonds de fosse. Le dragueur Protor joue pourtant un beau rôle, mené de main d'homme par une fille aux yeux pétillants de défi. L'atterrissage, comme tout feu d'artifice, sera morbide et magnifique"
Frédérique Roussel
, Libération, 15 mai 2008

Voir la chronique de Frédérique Roussel


"Une fois passées les cinquante premières pages, les méchants arrivent, et tout s'arrange. Les personnages prennent chair, l'intrigue se noue, le paysage de Samarante se dessine plus nettement. De vieux et puissants ressorts romanesques entrent en jeu et fonctionnent à merveille".
Thierry Sarmant, parutions.com
, 2 juin 2008


"Les Tours de Samarante est une chouette découverte, à la fois prometteuse et agaçante. (...) Toujours est-il que lorsque le prochain roman de l'auteur paraîtra (suite ou pas suite), il rejoindra aussitôt ma pile de livres à lire."
Clairwitch, Le projet Clairwitch
, 1er mai 2008
Lire la critique de Clairwitch

"Les meilleurs passages du roman, ce sont les pages qui racontent ce qui arrive au jeune triple A. (...) Un décor assez étonnant. Un vrai mélange des genres... Les personnages sont attachants et ça, ça donne surtout envie de lire la suite !"
Raoul, Salle 101, 17 avril 2008
Ecouter la chronique de Raoul sur Salle 101
Simplement merci.

16 mai 2008

Atours et photon > V

La photo* qui accompagne la très belle évocation de Frédérique Roussel dans le cahier Livres de Libération (parution d'hier, 15 mai) a été prise par Daniel Marques qui, outre la justesse de son regard, a les yeux d'un ami.

* On peut aussi la trouver là...