Le bourdon cesse à cent-mille > P
C'est une case grise. Vous pouvez la trouver là. Il reste de la place autour.
Un scel peut être une parole >P, un récit >R, une vision >V ou un geis >G.
C'est une case grise. Vous pouvez la trouver là. Il reste de la place autour.
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Johann Pachelbel est connu du public contemporain essentiellement grâce à une mélodie, le «Canon et gigue en ré majeur pour trois violons et basse continue».
C'est là qu'intervient Funtwo, un jeune guitariste de chambre anonyme et recycleur*... (*l'arrangement est de Jerry C)
Let's gigue again !
(encore ? Voilà une version téléchargeable... et pour les intimes, j'ai sous la main une version mp3 très correcte- merci Dan !- n'hésitez pas à m'en faire la demande par mail )
27 commentaires Libellés : vision
Cela fait longtemps que je voulais le mettre là, le géant Obey.
Je l'appelle le visage du Geis laid (en tant que Geis collectif, la campagne ObeyGiant est un modèle du genre).
Attention ! Ne pas se méprendre ! Ce n'est pas que j'exècre l'obéissance ; elle n'est qu'un instrument. Refuser l'obéissance pour l'obéissance revient à s'acharner sur un objet avec la vue basse des hormones adolescentes ou des croyances rebelles.
La véritable difficulté de l'obéissance, c'est qu'elle pose intrinsèquement la question de l'autorité légitime. Par conséquent, la question des finalités. La sienne. Celle de la communauté sociale. Celle que l'on attend d'une relation humaine.
Evidemment, elle peut aussi ne rien poser du tout. Devenir une routine. Prendre, lentement, le visage de la laideur.
Et nous, s'éteindre.
Ce qui me conduit à opposer à l'obéissance non son contraire, mais le principe de l'éveil.
Eveiller*.
Le plus valeureux des Geis.
*Dit en langue, ce serait : Que tu t'éveilles d'obéir !
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Les textes védiques* disent de la parole qu'elle marche avec les dieux (Tous-les-dieux). Qu'elle les porte. C'est "une femme nommée Vãc qui affirme être le fondement de l'Univers".
C'est moi, de moi-même, qui prononce ce qui est goûté des dieux et des hommes. Celui que j'aime, celui-là, quel qu'il soit, je le fais fort, je le fais brahman, je le fais voyant, je le fais très sage. (1)Et moi qui suis druis, homme de parole, je dis :
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On dirait un rêve. Déjà je suis une fille et en soi, c'est un signe de rêve assez remarquable. Je suis officier subalterne dans une armée de conscrits. Nous bivouaquons dans les locaux désaffectés d'une entreprise récemment ultramoderne, en compagnie de toutes sortes de civils, des vieux, des jeunes, des cassés, des roulants. Il règne une atmosphère de chaleur, presque d'humanité.
On me donne l'ordre de me rendre dans le hall d'accueil. Chercher une missive ou quelque chose dans le genre. L'attaque a lieu tandis que je traverse un pont tubulaire reliant deux murs de verre. Des hommes glissent du ciel, effroyablement silencieux. Cette extrême discrétion me paralyse ; j'ai l'impression d'être déjà morte. Je me cache un moment, puis je reviens sur mes pas, vite, aussi vite que possible. Donner l'alerte. Dans ma tête, je crois entendre à chaque seconde l'enfer qui se déchaîne.
Je cours à perdre haleine. Mais le silence s'éternise. C'est comme si le reste de mes compagnons avait été anéanti. Les nôtres n'offrent pas de résistance. Devant moi à environ cinquante mètres, une porte incendie pivote et vomit plusieurs paquets de civils affolés. Une cour nous sépare. Je leur fais signe de me rejoindre. Quelques uns m'aperçoivent mais leurs yeux semblent vides. Avant que j'ai le temps de faire un geste, une nuée de balles s'abat sur le sol. Tous tombent, tous.
Je ne suis parvenue à m'échapper qu'à la manière d'une souris. Mon arme est inutile. Je ne vois pas l'ennemi. Je m'accroupis plus loin au pied d'un escalier que descendent des hommes et des femmes hagards. Encore une volée de marches et ils seront à mes côtés. Un jet de flammes jaillit d'une brèche dans le mur, sur la droite, et enveloppe les deux premières silhouettes du groupe qui fondent sur place, lentement, sans cri. Ce sont les autres, derrière, qui hurlent.
Je fonce. L'arme au poing. Vers la brèche. Un nouveau jet en sort qui lèche la rambarde. Je me jette, sans réfléchir. Le combat est très bref. Le soldat, surpris, n'a pas pu se défendre. C'est un uniforme brun. Je récupère son lance-feu et je prends la tête du groupe d'éclopés. Il y a deux roulants et je me demande comment ils s'y sont pris pour descendre les marches. Par la peur, j'imagine.
Nous avançons péniblement entre les hangars. J'estime nos chances à : archi-nul. Quelques coups de feu crépitent au loin. On dirait plutôt des mises à mort. J'ai cramé deux bruns, des soldats qui riaient déjà de nous massacrer. Je les ai cramé jusqu'à la fin du réservoir. Nous avons repris notre marche. Il y a un gamin dans le lot, qui ne doit pas avoir plus de six ans. Il donne la main à un vieux et pourtant, ils ne semblent pas se connaître.
J'ai découvert au milieu d'un passage, sous une armature de poutrelles, un katana. Je savais que c'était un rêve ! Un katana n'a foutrement rien à faire dans cette scène. Je me suis saisie de l'arme blanche, à pleines mains. Pour résister. Jusqu'au bout. Se battre et résister.
A regret, la scène a fondu.
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L'homme se redresse, une fois de plus. Il s'imagine ailleurs, pour un instant, assis dans une chambre parfumée devant le miroir d'une coiffeuse, une pièce luxueuse où lui fait face un visage cireux, cousu de poils blancs. Son reflet de l'âge. Cette brusque montée de mélancolie lui arrache un sourire. Il ne sera ni roi, ni père, ni vieillard. Dans peu de temps, il sera mort.
Campé sur ses pieds, il peine à seulement tenir debout. D'ordinaire si légère, son armure est devenue une entrave à ses gestes. Une sueur âcre coule de son front et se mêle à la brume acide qui l'entoure, lui brûlant les yeux chaque fois qu'il s'efforce de les tenir ouverts. Son flanc droit, poisseux, reste le seul endroit de son corps qui ne soit pas une fournaise. A quelques pas de lui, un rire dément s'élève, un cri de victoire qui mue lentement en une litanie tout à la fois grave et stridente, marquée par un fort accent mulhandorien :
- Vois, Salidar ! Tes boyaux s'en retournent à la terre avant toi ! Ils sont pressés de connaître la saveur de mes épices, tes jolis boudins noirs. Sois sans crainte, humain ! Je les réserverai à des hôtes de marque.
A nouveau, le rire fuse, avant que son écho ne sombre dans un puits de haine.
L'homme est maintenant à genoux. Il tremble par longues saccades. Il ne sent presque plus ses doigts crispés sur le pommeau ciselé d'une longue épée dont la lame, couverte des symboles du feu, demeure pourtant terne et froide. Il sait que frapper est devenu inutile, que chaque blessure infligée à cet adversaire se referme aussitôt. Il sent sur lui l'haleine de la créature et s'étonne alors qu'il perçoit l'odeur entêtante d'une fleur. Une gentiane.
- Vois Salidar ! Tu verses tes dernières eaux. Tu es une catin qui accouche seule, à l'écart des siens. Pauvre guerrier ! C'est la mort qu'expulse ton ventre infécond.
L'homme replie sous lui ses jambes molles. Il lutte pour garder conscience, pour ne pas s'enfoncer dans ce corps qui se meurt. Le rire résonne, encore, au-delà de tout ce qui est humain. Il n'écoute plus. Dans un état second, il appelle un passé qu'il sait enfoui au plus profond de son âme. Ils viennent à lui sans qu'il attende, même une seconde, écartent le doute et repoussent loin de lui l'ombre du néant.
Il y a d'abord Akzat, la Montagne Blanche. Les autres se tiennent derrière, dans le souffle glacé de la steppe. On entend les pleurs d'Abazzi, la petite mère, les chants rauques de la vieille chamanka, l'odeur âcre du Feu des âmes. Puis c'est Ourzane qui se pose à son côté. L'homme sait que l'aigle comprend son souhait de ne pas aller sur le toit du monde. Il veut trouver ces pareils, ces étrangers qui portent son sang et que l'Arbre creux lui avaient supplié d'attendre. Les dieux veuillent que tu les rejoignes ! murmure la chamanka.
Le rire a fini par se taire. Ouvrant les yeux, l'homme croise le regard malsain du démon qui l'observe, intensément. Rendu inquiet par la quiétude de sa proie, le monstre ne prête pas attention à l'aigle qui s'incarne mystérieusement au seuil de l'éther.
Lorsque Ourzane déploie ses ailes, l'homme qu'on appelle Salidar le loup gris meurt dans le plus profond silence et la totale incrédulité de celui qui fut autrefois intendant de la déesse des tortures, Sakoul, Impérieux des abysses, démon des origines. Immortel.
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A l'ami qui me confiait, il y a quelques jours, qu'il sent sa vie lui glisser des mains, je recommande qu'il la porte à la bouche.
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La neige arrive, regarde ! On dirait un vol de parachutes. Les tuiles se cachent au fond des trous. Attends, tais-toi ! Ecoute ! Au loin... Une berceuse... C'est peut-être la première, l'air que chantaient les mères originelles pour apaiser la fusion des éléments.
La neige repose comme la mer repose.
Elle grise tellement il y a de blanc.
Pourvu qu'avec tout ça je sois encore d'hiver, moi qui en vient.
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Fleur se met en quatre par trois (ou au moins en un trois quart par trois), et tout ça pour l'amour des jeux...
Prise en flagrant délit de déroulement vertical au 190, rue des Pyrénées à Paris
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SCEL se lit : "somme des carrés des écarts dues à la liaison"
| SCEL = | S | ( Yiest - Ymoy )² |
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Vendredi dernier, la Horde du Contrevent a obtenu le prix du Roman francophone du Grand Prix de l'Imaginaire, décerné dans l'enceinte des Utopiales (dernier message avant la fin du monde).
Je saute sur l'occasion pour vous réinviter à un vieux scel -15 décembre 2004 !- sur l'ouvrage cosmologique dont il s'agit.
Pour l'avoir brièvement rencontré et plusieurs fois écouté, je ressens qu'Alain Damasio est ce genre d'humain qu'il serait, pour quiconque vit sur cette terre aux environs du début du XXIème siècle, véritablement dommage d'ignorer.
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Il subsiste d'un long week-end aux Utopiales une poignée d'images, de sons et de mots. Mais la plus rémanente des émotions provient d'une scène à proprement parler fantastique où des automates aux mains douces envoûtent une jeune fille pour l'ombre de sa mère. Et les coiffeuses mécaniques accomplissent leur rituel sur la mélopée de The Carpenters :
Why do birds suddenly appear everytime you are near ?
Just like me, they long to be close to you.
Why do stars fall down from the sky everytime you walk by ?
Just like me, they long to be close to you.
Je ne parviens plus à me séparer de cette scène, mais la réalité c'est que l'entière histoire est profondément liante. Elle est née, il est vrai, de vieux auteurs de rêve.
Le Geis a pour nom :
MIRRORMASK
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SIXIÈME DÉCLARATION DE LA FORÊT LACANDONELa suite est à lire là.
"Ceci est notre parole simple qui cherche à toucher le cœur des gens modestes et simples comme nous, mais aussi comme nous, dignes et rebelles. Ceci est notre parole simple pour parler de ce qui a été notre parcours et où nous nous trouvons aujourd’hui, pour expliquer comment nous voyons le monde et notre pays, pour dire ce que nous pensons faire et comment nous pensons le faire, et pour inviter d’autres personnes à marcher avec nous dans quelque chose de très grand qui s’appelle Mexique et quelque chose de plus grand encore qui s’appelle monde. Ceci est notre parole simple pour faire savoir à tous les cœurs qui sont honnêtes et nobles, ce que nous voulons au Mexique et dans le monde. Ceci est notre parole simple, parce que c’est notre idée d’appeler ceux qui sont comme nous et nous unir à eux, où qu’ils vivent et luttent."
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Les spectres dans la ville vivent à côté du monde, sur les bords. Ils veulent plonger dans l'eau vive. Sentir le monde à même une peau enfin vraie. La nuit venue, même le jour, ils parlent, à bout de clavier. Chacun sa ritournelle, son air du vieux pays.
Pour dire ?
A la différence de leurs cousins de village, les spectres de la ville ne sont pas des mort-vivants mais des mort-nés. Ils doivent se faire connaître pour devenir tangibles.
Si je parle, c'est d'abord que l'on ne me voit pas, soufflent-ils parfois à qui les visite.
Quelques uns prennent vie de cette manière.
Et rejoignent le monde.
Ce monde qui coule au milieu et dont le miroir de l'eau ne leur a pourtant jamais rendu d'image.
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J’ai parcouru un jour une ville imaginaire où vivait le descendant d’une race aussi petite qu’ingénieuse. Il portait sous la barbe un sachet en cuir bouilli empli de crottes de bique et d’herbes pilées. Son nom ne m’est pas resté. Il vivait de nuit, dans la cave d’un magasin où il avait entreposé sa raison d’être, qu'il restaurait. Un leg de clan. Il s’agissait d’une presse, un engin terrible qui écrasait les pièces de fonte à une cadence infernale d’industrie. L’encre était épaisse. Chaque feuillet pesait sûrement cent grammes et s'intitulait : L'Antan.
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Voilà 20 ans que des joueurs se laissent torturer par mes bons soins, essentiellement à coup de D20, c'est dire s'ils sont maso. Pour l'alcool, je n'ai pas trouvé meilleure Table que celle-là.
Incapable de me souvenir où je l'ai dénichée, alors... à la santé de son auteur !
--- TABLE DE (NON)RESISTANCE A L'ALCOOL ---
Une dose d'alcool (une pinte de bière par ex.) nécessite un test de résistance à l'alcool (vigueur). A chaque échec, le personnage passe à un niveau supérieur dans la liste qui suit :
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"Protoxide : composé des éléments métalliques et de l'oxygène dans lequel l'élément combiné est à son degré d'oxydation minimal."
L'énoncé correct des lois de physiques repose sur certaines idées peu familières dont la compréhension nécessite parfois l'usage de mathématiques avancées.
Ce procedé d’enseignement est curieusement semblable aux démarches initiatiques que les anciens dressaient sur le chemin de la connaissance (Eleusis et ses mystères). En clair : la capacité à comprendre les idées d'un ensemble conceptuel supérieur repose sur la parfaite maîtrise et l’assimilation de l'ensemble conceptuel précédent.
Ce processus d’acquisition du savoir choque le principe d’universalité. Universel donc accessible à tous. Pour autant, il est aisément admissible qu’un étudiant en cinquième année de physique dispose d’outils de compréhension des lois physiques bien plus élaborés qu’un lycéen. L’efficacité de l’enseignement s’appuie sur cette hiérarchie des savoir.
Et alors ? Que dire d’une science qui ne sait plus se faire comprendre du profane ? Qui se résigne à un latin moderne ? Qu’elle rentre dans le giron des plus vieilles organisations humaines, sectes, églises, armées, où le savoir est au bout d’un chemin de croix.
Si le langage profane est trop pauvre, savants, inventez ! Inventez des mots nouveaux, des mots simples, des concepts denses ! Que le langage puisse parler des lois de la physique, même mal, même à demi car, enfin, la connaissance ne peut être durablement savante. Elle n’est vraie qu’universelle.
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Pont de la Reine Jeanne (brèche)
Il y a une constante entre les lieux innombrables qui appartiennent au sacré (à la magie). Ce sont des lieux de passage (incorrectement nommés "points de passage" par des explorateurs trop hâtifs ; un point relève d'une entreprise de localisation mais ne peut en aucune manière se confondre avec le lieu dit qui peut d'ailleurs bouger ou n'exister que par courtes périodes).
Ces passages, ou brèches, relient les deux univers essentiels : celui des hommes et celui des dieux. Là où la culture établit une démarcation impérative, le sacré fait promesse d'atouchements. Il ouvre, lie et transfigure. C'est aussi la raison pour laquelle son expérience comporte un danger de disparition.
Voici quelques modèles de brèches : pont, rivière, oeuvre d'art, disons un tableau ou mieux, une tapisserie, récit, chant, instant d'amour, le croisement de deux regards, lune, pleine ou entière, écoulement de sangs, porte, arbre, église vide, fête, douleur, évanouissement, tombe, plutôt un tumulus, freux, vers. Fou rire. Lutte. Grotte ou baume.
Voici encore des brèches avérées, parmi celles dont j'ai pu constater personnellement l'existence : le pont de la Reine Jeanne (Haute Provence), la Pierre Ecrite (plateau de Saint-Geniez), la traversée Marseille-Bastia par grosse mer, une statue animale dans la salle assyrienne du Louvre, un conte de Vampire avec bougies par Estrella herself, une bouffée de Marie-Jeanne dans une chambre de campus à Pullman WA, une course avec toubib dans la nuit parisienne au volant d'un camion-poubelle, la nouvelle UNDR de Borges, Zone, Le Pont Mirabeau d'Apollinaire ainsi que la seule Réponse des cosaques zaporogues au sultan de Constantinople, une bouteille d'Armagnac, un petit carnet noir enrobé de plastique, un chant d'ondes basses, la voix de R-S-TBAR qui vient de l'autre bout du monde, un filtre à café estampillé par la Poste, un froid d'hiver qui glisse sur la peau la nuit dans les Alpes du Nord.
J'ai la conviction que toute oeuvre humaine réelle fait brèche.
---CONTROLE---
1) Note (1 point et demi)
Exemple : "Par delà l'apparence, une brèche se réfugie dans l'invisibilité".
2) Noms historiques ou savants (5 points)
Omphalos : nombril du monde grec (Delphes)
Nemeton : sanctuaire gaulois
Axis Mundi : cosmos vertical
3) Exposé de subjectivité (12 points)
Citez un lieu ou une chose dont vous avez pu constater qu'il s'agissait d'une brèche. Donnez une description précise de l'expérience du passage. Quelle conclusion en avez-vous tiré ?
4) Aphorisme (3 quarts de point)
LA MAGIE EST DE BRECHE
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Une mine toise deux livres trois
Sans prise liant le corps vaque
Toute voix tue en mise-à-sac
Quatre lignes tombes des mots rois.
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La Voix des djinns coule du sable.
Un son de basse fréquence, à la limite de l'audible, puissant et monotone. Quelques centimètres de désert dévalent une pente trop inclinée, la dune chante.
"Autosynhronisation des grains", souffle le savant. Un son accordé sur l'écho du sable.
Mesure de la musique dunaire :
Puissance : 110 dB
Fréquence : 100hz
Taille de la dune : 45m de haut, 500m de large et de long
Taille des grains : 160µmb
Les dunes de chant sont des barchanes (dunes à forme de croissant).
Des barchanes géantes.
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